ACTUALITES & INF

21/05/2020

Pour David Malpass, l’annulation de la dette africaine due à la Banque mondiale serait un « signal très négatif »

 

(Agence Ecofin) - S’exprimant au micro de RFI sur l’aide apportée aux pays pauvres dans le cadre de la gestion de la pandémie de COVID-19, le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass (photo), s’est prononcé sur l’épineuse question de la dette africaine. Selon le responsable, un non-remboursement de la dette des pays du continent envers l’institution n’enverra pas un signal positif.

« Il y a eu des appels en direction des bailleurs de fonds multilatéraux pour un allègement de leur dette, en clair pour que les pays n’arrivent pas à rembourser par exemple ce qu’ils doivent à la Banque mondiale. Le problème, c’est qu’à la différence des autres créditeurs, la Banque mondiale fait appel au marché obligataire pour se fournir en fonds et en crédits », a indiqué David Malpass. Pour lui, « ne pas rembourser serait de la part de ces pays envoyer un signal très négatif » au marché notamment.

L’économiste déclare néanmoins comprendre la nécessité d’un allègement de la dette des pays pauvres en particulier du continent africain afin de leur permettre de dégager des ressources immédiates pour financer les dépenses urgentes. Selon lui, les créanciers privés des pays pauvres doivent faire un plus grand effort pour fournir une réponse « sensible et encourageante » à ce problème.

« Je suis optimiste sur le fait que les créanciers privés comprendront qu’il est dans l’intérêt à long terme de l’ensemble du monde de prendre en compte ce que dit le G20. Vous savez, dans un communiqué, le G20 a appelé les créanciers privés, comme les créanciers publics, à faire le même traitement de cette question de la dette », souligne-t-il. Il appelle également les pays africains à « s’adresser à leurs partenaires bilatéraux traditionnels » afin de « trouver avec eux une solution pour obtenir davantage de moyens ».

Alors que les financements à destination des pays pauvres semblent encore insuffisants pour les aider à relever efficacement le défi de la crise actuelle, David Malpass a déclaré que son institution prévoyait d’augmenter le montant de ses aides financières. D’ici juin 2021, la Banque mondiale espère fournir 156 milliards $ d’aide au total, dont la plus grande partie sera destinée à l’Afrique subsaharienne. A ce jour, seulement 5,5 milliards $ ont été fournis par l’institution dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

« Même avec tout cela, ce ne sera pas suffisant. Alors ce que nous cherchons à faire, avec Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI, c’est d’élargir le moratoire sur la dette », a déclaré David Malpass pour qui ces mesures permettront de financer les dépenses de santé de plus en plus importantes.

Moutiou Adjibi Nourou     

01/04/2020

La BAD lève 3 milliards $ pour aider à atténuer l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les économies africaines

(Agence Ecofin) - La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé avoir levé un montant exceptionnel de 3 milliards $ sur trois ans pour aider à atténuer l’impact économique et social de la pandémie de Covid-19 sur les moyens de subsistance et les économies africaines.

L'obligation sociale « Fight Covid-19 », d'une durée de trois ans, a suscité l'intérêt des banques centrales et des institutions officielles, des trésoreries bancaires et des gestionnaires d'actifs, y compris les investisseurs socialement responsables, avec des offres dépassant 4,6 milliards $. Il s'agit de la plus importante obligation sociale jamais lancée sur les marchés internationaux des capitaux à ce jour et de la plus grande référence en dollars américains jamais émise par la Banque. Il paiera un taux d'intérêt de 0,75%.

« La Banque africaine de développement prend des mesures audacieuses pour soutenir les pays africains. Cette émission d'obligations Covid-19 de 3 milliards $ est la première partie de notre réponse globale qui sera bientôt annoncée. Il s'agit en effet de la plus importante transaction d'obligations sociales libellée en dollars, à ce jour sur les marchés de capitaux. Nous sommes ici pour l'Afrique et nous apporterons un soutien rapide et significatif aux pays », a déclaré le Dr Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la BAD.

Selon les premières estimations, le continent aura besoin de plusieurs milliards de dollars pour amortir l'impact de la maladie car de nombreux pays ont pris des mesures d'urgence, y compris des fermetures commerciales, pour contenir l’épidémie.

À l'échelle mondiale, les usines ont été fermées et les travailleurs renvoyés chez eux, perturbant les chaînes d'approvisionnement, le commerce, les voyages et entraînant de nombreuses économies vers la récession.

04/03/2020

RDC : le gouvernement sollicite l’aide des compagnies minières pour augmenter ses réserves en devises étrangères

 

(Agence Ecofin) - Le gouvernement congolais veut acheter des dollars aux compagnies minières actives dans le pays en échange de francs congolais. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, dans une lettre adressée à Louis Watum, président de la Chambre des Mines, et relayée par Bloomberg.

Cette décision vise à « assurer la résilience de l’économie nationale » a déclaré le Premier ministre alors que le pays cherche à obtenir un prêt du Fonds Monétaire International. Le code minier adopté en 2018 permet en effet à la Banque centrale congolaise de solliciter l’aide des compagnies pour augmenter ses réserves en devises étrangères, « si les besoins de l’économie nationale l’exigent ». À cet effet il leur est demandé de rapatrier au moins 60 % de leurs recettes d’exportation vers des comptes en RDC.

Les négociations ont déjà démarré avec les compagnies minières actives dans le pays sur les modalités de l’achat, a déclaré le ministre des Mines Willy Kitobo. Rappelons que de grandes compagnies comme Glencore, Barrick ou encore China Molybdenum sont présentes en RDC dans l’exploitation du cobalt, de l’or ou du cuivre.

 

26/01/2020

Classement 2020 selon l'indice de perception de la corruption : plusieurs pays africains toujours dans le rouge

 

(Agence Ecofin) - Le classement 2020 de Transparency International sur l'indice de perception de la corruption dans le monde est désormais public. Sans surprise, plusieurs pays d'Afrique subsaharienne figurent dans le top 50 des plus corrompus dans le monde, même si quelques changements sont notés çà et là.

19 pays ont connu une amélioration de leurs positions, notamment l'Angola, l'Ethiopie et le Mozambique qui ont gagné respectivement 19, 18 et 12 places. 5 pays ont vu leurs positions inchangées tandis que 25 ont perdu des places. eSwatini et le Liberia ont connu les plus mauvaises performances avec 24 et 17 places perdues respectivement.

On note aussi que les leaders économiques dans leurs sous-régions : le Ghana, le Nigeria, la Côte d'Ivoire et le Cameroun ont perdu des places, notamment 2 pour les deux premiers et 1 pour les leaders de l'UEMOA et la CEMAC. En Afrique de l'Est et australe, le Kenya (+7) et l'Afrique du Sud (+3) ont amélioré significativement leurs positions.

D'un point de vue global, les Seychelles et le Botswana dominent le classement d'Afrique subsaharienne, avec des positions générales respectives de 27e et 34e. Deux pays de l'UEMOA (le Sénégal et le Bénin) sont dans le top 10 des pays les moins corrompus d'Afrique avec pour le Bénin, une première arrivée à ce niveau du classement. On notera aussi la sortie de Maurice et du Ghana de ce classement restreint.

Ce classement sort à quelques semaines du Financial Secrecy Index, un classement qui permet de voir les pays facilitateurs et les receleurs de la corruption, en acceptant la pratique du secret financier. De ce point de vue, l'Afrique occupe souvent une place assez honorable.

De nombreuses ONG continuent de se demander comment est effectué ce classement, car en termes de montant, le continent est la partie du monde où on retrouve le moins de scandales. Quoi qu'il en soit, il n'en faut pas plus pour saper la perception des investisseurs.

Selon des données provisoires de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, l'Afrique subsaharienne n'a reçu que 47 milliards $ d'Investissements directs étrangers en 2019, soit le plus faible montant investi dans une sous-région. Mais là aussi, les perspectives sont ouvertes, car des pays comme la Chine qui sont positionnés en rouge dans l'indice de Transparency International ont aussi reçu une solide part des investissements étrangers.

Le classement de cette année intègre aussi d'autres annexes, comme celles des performances démocratiques, selon l’Economist Intelligence Unit, ou encore l'indice de gouvernance durable de la Fondation Bertelsmann.

Idriss Linge

08/01/2020

2020 sera une année de nouvelles batailles pour le groupe financier américain Goldman Sachs en Afrique

(Agence Ecofin) - L'année 2020 pourrait être celle de nouveaux challenges pour Goldman Sachs en Afrique. Durant la période festive de décembre 2019, le groupe financier américain a profité pour donner le nom du remplaçant de Colin Coleman, qui a dirigé son bureau sud-africain pendant près de 20 ans. Jonathan Penkin est celui à qui incombera désormais cette responsabilité.

Sa nomination doit encore être approuvée, mais déjà ses missions sont importantes. M. Penkin devra en effet poursuivre le processus d'expansion de Goldman Sachs en Afrique du Sud principalement et potentiellement dans la région subsaharienne toute entière. « En ce moment où les banques centrales, comme la Réserve fédérale, deviennent de plus en plus accommodantes, l'Afrique du Sud est l'un des marchés obligataires à rendement élevé ; ce qui en fait un endroit attrayant pour les investisseurs mondiaux à la recherche de rendement », expliquait en juillet 2019, Kunal Shah, un des responsables en charge de mener cette expansion.

En 2019, Goldman Sachs a annoncé avoir postulé pour une licence bancaire en Afrique du Sud, pour se donner plus de possibilités de réaliser des transactions dans le pays. Le groupe a aussi signé un accord de trading avec Investec, pour permettre à ses clients de tirer avantage de ses positions respectives sur des marchés financiers, notamment en Afrique.

Le groupe financier américain a par ailleurs organisé une discussion entre l'actuel président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et un groupe d'investisseurs. Le but était de partager avec eux, le potentiel réel qu'offre l'Afrique du Sud au-delà des défis publiés dans les médias.

Jonathan Penkin, qui est diplômé de l'Université du Cap en Afrique du Sud, est un habitué des missions difficiles. Il était à la tête de l'unité des marchés des capitaux de Goldman Sachs pour l'Asie (à l'exclusion du Japon) depuis 2016. Il a aussi fait partie des responsables de la banque qui ont travaillé sur la longue et difficile introduction en bourse de Saudi Aramco, le géant pétrolier saoudien.

 

 

Idriss Linge

04 décembre 2019

Consensus de Dakar

Six Chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest ont participé, ce 2 décembre 2019 à une conférence à Dakar sur le le thème « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre ». Mis sous pression pour leur dette qui enfle, des pays africains ont décidé de dire leur façon de penser aux institutions internationales notamment celles des institutions de Bretton Woods.

La rencontre de Dakar fut organisée par le Sénégal, le FMI, l’ONU et le Cercle français des économistes. C'est par la voix du président Macky Sall que ce consensus a été porté à la connaissance des participants et de la communauté internationale. L'idée est « de faire en sorte que la conférence de Dakar contribue à faire converger une position de principe qui soit consensuelle sur un impératif délicat à savoir comment trouver le juste équilibre entre le développement durable et la dette soutenable ». Sept points ont été mis en avant par le président sénégalais au nom de ses homologues. Il s’agit de : mieux mobiliser les ressources domestiques ; améliorer la gouvernance des finances publiques et le climat des affaires ; prendre en compte les défis environnementaux et sécuritaires ; accélérer les investissements ; augmenter la valeur ajoutée des produits africains par une meilleure intégration dans les chaines de valeur ; combattre le caractère exagéré de la perception des risques en Afrique ; poursuivre la coopération entre pays africains, organismes bilatéraux et multilatéraux et secteur privé.  C’est à ces conditions que l’Afrique pourra avancer.

 

12 novembre 2019

RDC: un nouveau programme d'aide de 370 millions $ en négociation avec le FMI

 

(Agence Ecofin) - La République démocratique du Congo (RDC) est en négociation pour obtenir un financement de 370 millions $ de la part du Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qu’a annoncé le week-end dernier, Déogratias Mutombo (photo), gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC).

Le nouveau programme consistera en une facilité de crédit rapide (FCR) dont la mise en œuvre fait l’objet d’une évaluation de la part des services du FMI. Ceux-ci devraient se rendre deux fois dans le pays d'Afrique centrale en décembre prochain pour évaluer la gouvernance des ministères, des entreprises publiques et de la Banque centrale.

« Autour du 16 décembre 2019, c’est-à-dire avant même la première évaluation qui est prévue à fin décembre, la RDC pourra bénéficier de la facilité de crédit rapide qui représentera au moins 25% de notre quote-part, un montant de plus ou moins 370 millions USD, soit un peu plus de 166 millions de DTS. Ce décaissement sera fait en une seule tranche au mois de décembre 2019 », a indiqué le gouverneur Mutombo.

Cette annonce intervient alors que la Banque mondiale a annoncé qu’elle était prête à accorder un financement de cinq milliards de dollars au pays, sur une période de cinq ans. Il servira à financer les réformes ambitieuses du président Félix Tshisekedi qui veut sortir 20 millions de Congolais de la pauvreté ou de l’extrême pauvreté.

Pour rappel, le dernier programme d’aide du FMI en faveur de la RDC remonte à 2012. Celui-ci, conclu en 2009 pour un montant de 560 millions $, avait été suspendu en raison d’un contrat minier jugé opaque, conclu entre le gouvernement de l’ancien président Joseph Kabila et une compagnie américaine domiciliée dans un paradis fiscal.

Moutiou Adjibi Nourou

11octobre 2019 

La Banque mondiale réduit ses perspectives de croissance 2019 et 2020 pour l'Afrique subsaharienne

(Agence Ecofin) - La Banque mondiale a réduit ses perspectives de croissance 2019 et 2020 pour l’Afrique subsaharienne. C’est ce qu’a indiqué l’institution, mercredi dernier, à l’occasion de la publication de la nouvelle édition de son Africa's Pulse Report.

La banque s’attend à une croissance économique de 2,6% pour l’année en cours. Si cette prévision reste élevée par rapport aux 2,5% enregistrés au cours de l’année 2018, elle s’affiche en baisse par rapport à la prévision de 2,8% de croissance annoncée par l’institution, en avril dernier.

Cette réduction est motivée par un climat économique mondial incertain ainsi que des réformes intérieures qui tardent à être mises en œuvre. Ce ralentissement devrait être induit par une timidité de la croissance dans trois des plus grandes économies d’Afrique subsaharienne (Nigeria, Afrique du Sud, Angola), malgré une croissance robuste dans plusieurs autres pays du sous-continent. Dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), riches en ressources, l’activité devrait croître à un rythme modéré à la faveur d’une hausse de la production de pétrole.

« Les économies africaines subissent, elles aussi, les contrecoups de la conjoncture internationale ; ce qui se traduit par une croissance modérée dans l’ensemble de la région », a indiqué Albert Zeufack (photo), économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Et d’ajouter : « dans le même temps, la faiblesse de la croissance dans les pays d’Afrique est clairement corrélée à la faiblesse de la  gouvernance et, les responsables publics et les citoyens doivent placer la transparence et l’efficacité des institutions au cœur de leurs priorités ».

Notons que pour 2020, la croissance devrait atteindre 3,1% et s’accélérer à 3,2% en 2021 ; des chiffres inférieurs de 0,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’avril dernier.

Moutiou Adjibi Nourou

11 septembre 2019

Le kényan Equity Group cible une nouvelle acquisition dans le secteur bancaire de la RDC

(Agence Ecofin) - Equity Group Holdings a indiqué dans un communiqué, être entré en discussion non contraignante avec des actionnaires de la Banque commerciale du Congo (BCBD). Les noms des actionnaires concernés n'ont pas été dévoilés, mais le groupe financier kényan dit cibler avec cette initiative, une participation majoritaire.

Cela réduit les types d'actionnaires qui peuvent être impliqués dans ces discussions, à 2. Il y a d'une part l'Etat de la RDC qui compte 25,53% de participations au capital de la banque, et d'autre part, le groupe d'actionnariat constitué de George Arthur Forrest et de sa famille, qui début 2018, possédait 66,53% de parts. Les actionnaires restants de la banque, qui ne sont pas identifiés, ne comptent que pour un peu plus de 7%.

Si le processus aboutissait, ce sera la deuxième acquisition bancaire initiée avec succès par Equity Group en 2019, après avoir pris le contrôle des parts de la holding bancaire Atlas Mara, en avril dernier. Dans le même temps, ce sera sa deuxième acquisition bancaire en RDC, après le rachat en 2015 de ProCredit, actuelle Equity Bank Congo.

Le règlement de la transaction devrait se faire par cash, mais aucune information ne circule pour l'heure sur le montant qui sera payé aux actionnaires sortants. Des analystes estiment déjà que si le rachat est acté et qu'on a une fusion avec Equity Bank Congo, cela donnera naissance à la deuxième banque de RDC derrière la Rawbank. Le groupe kényan est ainsi en train de faire une percée dans le plus vieux des groupes bancaires du Congo démocratique.

Les origines de la Banque commerciale du Congo remontent à 1909, comme institution de financement au service de l'empire colonial belge. L’institution a survécu à tout ; notamment à la nationalisation quand le pays s’appelait Zaïre, aux nouvelles privatisations qui ont vu BNP Paribas entrer dans son capital via une de ses filiales et à la phase d'acquisition par la famille Forrest.

Pour Equity Group, cette acquisition est vitale. Le groupe bancaire ne parvient plus à générer des croissances fortes dans son principal marché qu'est le Kenya. Mais il faudra bien analyser le niveau de risque prix. BCDC affichait à fin 2017 (dernier rapport annuel disponible), un niveau de charges d'exploitation, représentant jusqu'à 70% de l'ensemble de ses revenus. Dans le même temps, la situation des banques congolaises bien que stable, est assez complexe, selon une récente analyse de Moody's.

 

Idriss Linge

21 août 2019

Angola: le gouvernement espère privatiser plus de 86% de ses compagnies publiques, d'ici 2020

 

(Agence Ecofin) - En Angola, le gouvernement envisage de privatiser 86% de ses compagnies publiques, d’ici 2020. C’est ce que rapporte l’agence de presse Macauhub, citant Vera Daves de Sousa (photo), secrétaire d'Etat aux Finances et au Trésor du gouvernement angolais.

Au cours de ladite période, l’Etat angolais aura cédé 171 de ses 195 entreprises publiques à des investisseurs privés. 80 d’entre elles devraient être cédées, d’ici à la fin de l’année en cours, tandis que 91 seront cédées l’année prochaine. La dernière vague de privatisation enregistrera la cession de 20 autres sociétés en 2021 et des quatre dernières de la liste en 2022.

D’après les autorités, ce plan entre dans le cadre du plan national de développement et de diversification de l’économie, initié par le gouvernement Joao Lourenço. Cela devrait permettre au gouvernement du deuxième producteur africain de pétrole, de limiter son ingérence dans l’économie au strict nécessaire, surtout dans le domaine industriel, afin de redonner un second souffle à une économie dominée par les influences du système soviétique depuis l’indépendance, en 1975.

Notons que de nombreux poids lourds de l’économie angolaise, tels que la compagnie pétrolière nationale Sonangol, la compagnie diamantaire Endiama et la compagnie aérienne TAAG ainsi que les banques BCI, BAI, BCGA et Banco Económico, seront impactés par la nouvelle mesure.

Moutiou Adjibi Nourou

07 mai 2019

La Zone de libre-échange continentale entrera en vigueur le 30 mai 2019

 

Vingt-deux membres de l'Union africaine ont ratifié l'accord prévoyant la création de la Zone de libre-échange continentale, signé le 21 mars 2018 par 49 États africains. Cette dernière verra le jour le 30 mai prochain, mais des règles doivent encore être précisées. La création de ce gigantesque marché de 1,2 milliard d’habitants sera ainsi lancée le 30 mai prochain.

Les experts de de l’Union africaine (UA) et les ministres africains du Commerce devront néanmoins se retrouver en juin à Kampala, en Ouganda, pour finaliser la mise en place des rouages de la Zone de libre-échange continentale (Zlec), La rencontre permettra également aux chefs d’État et de gouvernement de l’UA de lancer sa phase opérationnelle, à l’occasion de leur sommet extraordinaire du 7 juillet.

Les défis de la Zlec sont nombreux et importants, notamment l’abaissement des droits de douane et la simplification des procédures aux frontières. Celles-ci sont destinées à augmenter en dix ans les échanges intra-africains de 15% à 25% du commerce total du continent.

Reste néanmoins à définir le rythme et l’importance du désarmement douanier, et à préciser les produits qui en profiteront. La « règle d’origine » doit notamment encore être précisée, puisque pour bénéficier de l’exemption des taxes, un produit devra être majoritairement fabriqué avec des intrants africains dans une proportion encore inconnue.

Autres défis qui attendent la Zlec : démanteler les obstacles non tarifaires et organiser les paiements électroniques transfrontaliers.

D’autre part, la Zlec ne sera pas effective sans l’existence d’organes de dialogue, de surveillance et d’assistance technique qui contribueront à dissiper la méfiance que les pays les plus fragiles éprouveront inévitablement à son endroit. En priorité, un « Organe de règlement des différends » devra être mis en place pour trancher les conflits qui pourraient naître entre les membres. Le bon fonctionnement de ces rouages exigera également des budgets pérennes, dont le financement retenu (une taxe de 0,2% sur les importations du continent) n’est toujours pas acquis.

Par Alain Faujas  « Jeune Afrique Economie »

16 avril 2019

L'UE et le FMI mettront en place deux projets pour améliorer le climat des affaires en Afrique

(Agence Ecofin) - L’Union européenne (UE) et le FMI vont mettre en place deux projets conjoints pour améliorer le climat des affaires en Afrique. C’est ce qu’a indiqué un communiqué de la Commission européenne publié ce vendredi.

D’après le communiqué lesdits programmes devraient être dévoilés en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale à Washington. Ils seront accompagnés d’un financement de 10 millions d’euros de la part de l’UE pour l’assistance technique et le renforcement des capacités dans les pays africains.

« Il [ce financement ndlr] stimulera l'intégration régionale et les réformes de la gouvernance économique en Afrique, conformément à notre Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables », a à cet effet indiqué Neven Mimica (photo), commissaire de l’UE chargé de la coopération internationale et du développement.

En février l’institution annonçait déjà un financement de 225 millions d’euros en faveur de 25 pays africains. Celui-ci devait permettre de renforcer la création d’emplois, la sécurité et l’intégration régionale.

Notons que l’UE est l’un des partenaires les plus importants du FMI dans sa stratégie de renforcement des capacités pour avoir notamment financé 50 % des contributions extérieures de l’institution entre 2016 et 2018.

Moutiou Adjibi Nourou

09 mars 2019

Comment le Japon veut contrer l'influence chinoise et occidentale en Afrique

(Agence Ecofin) - Le Japon envisage d’augmenter sa présence en Afrique pour contrer l’influence des Chinois et des pays occidentaux sur le continent. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le site d’information Nikkei Asian Review, citant des sources officielles.

D’après le média, cette nouvelle stratégie de l’Etat japonais passera par la création d’un conseil conjoint permanent entre le gouvernement et le secteur privé japonais. Celui-ci aura pour mission essentielle de promouvoir les investissements nippons sur le continent africain.

Une nouvelle conférence réunissant des responsables gouvernementaux et des hommes d’affaires africains devrait également être créée. Baptisée B-TICAD, elle devrait se réunir deux ou trois fois par an.

Les investissements japonais en Afrique restent marginaux face à de plus gros concurrents comme les chinois et les Etats-Unis. D’après les chiffres de la CNUCED publiés en 2015, le Japon investit par exemple sept fois moins en Afrique que les USA et six fois moins que la France. Il reste encore loin de la Chine, qui s’est imposée en 2017 comme le premier partenaire commercial de l’Afrique pour la 9ème année consécutive avec un volume d’échanges de 170 milliards $.

D’après Tokyo, plus de 440 sociétés japonaises seraient présentes en Afrique contre environ 10 000 entreprises chinoises répertoriées par le cabinet McKinsey. Pour faciliter l’installation de ses entreprises dans les pays du continent, le Japon envisage de nouveaux accords de coopération. Ceux-ci devraient s’axer sur des pactes bilatéraux d’investissement, des programmes d’exemptions fiscales et une amélioration de la sécurité.

Moutiou Adjibi Nourou

22 février  2019

Pont route-rail Brazzaville-Kinshasa : le coût du projet estimé à près de 270 milliards de FCFA

 

(Agence d’information d’Afrique centrale) Le coût du projet Pont route-rail a été dévoilé au cours de la première réunion du comité d’organisation de la table ronde des partenaires techniques et financiers, tenue le 19 février à Brazzaville.

Outre ce projet, la mobilisation des fonds servira aussi au financement du projet relatif au prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilébo (RDC) dont les rapports finaux des études sont disponibles depuis janvier 2017. À cela s’ajoutent le projet de la route Ouesso-Bangui-N'Djamena et celui de la navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha dont le rapport provisoire d’avant-projet a été validé, lors du comité technique mixte tenu du 14 au 18 février, dans la capitale congolaise.

Représentant le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la secrétaire générale adjointe, Marie Thérèse Chantal Mfoula, a renouvelé à la Banque africaine de développement (BAD) la demande d’appui à l’organisation de la table ronde de juin, en sa qualité de chef de file des bailleurs de fonds pour le financement des projets du Programme de développement des infrastructures en Afrique, dont font partie ces projets.

Par ailleurs, le représentant de la BAD, Auguste Karanga, a, pour sa part, souhaité que la mission de haut niveau de la CEEAC, annoncée pour la fin du mois de mai, soit dépêchée à leur siège d’Abidjan. Une occasion pour échanger sur les modalités pratiques d’organisation de cette table ronde et de fixer les limites ainsi que la consistance de l’appui requis par la CEEAC.

Saluant les résultats atteints après trois années d’études pour lesquelles la BAD a contribué en général à hauteur de plus de dix-huit millions de dollars, son représentant a indiqué : « Il me plait à ce niveau, de renouveler la volonté de la BAD d’accompagner la CEEAC et les Etats concernés dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de ces grands projets ».

Ajoutant : « la Banque a inscrit à son programme d’intervention en Afrique centrale pour les trois ans à venir ces deux grands projets mais ne saurait s’engager sur des montants précis pour l’heure ».

Présidant les travaux, la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Eboucka Babakas, a déclaré que la mise en œuvre de ces projets permettra de créer de nouvelles opportunités d’emplois, promouvoir le commerce et les investissements frontaliers dans les domaines de l’industrie manufacturière, des grands travaux d’infrastructures, des services dont le tourisme.

Signalons que le ministre des Transports  et de la marine marchande, Fidèle Dimou, a pris part à cette rencontre. 

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